La menace que représente l'espionnage (sous toutes ses formes) n'a pas cessé avec l'effondrement du communisme soviétique au début des années 1990. L'espionnage contre les intérêts du RU se poursuit, et ses origines sont multiples.
Autrefois, les activités d'espionnage avaient traditionnellement pour objectif l'obtention de renseignements politiques et militaires. Dans le monde moderne de la haute technologie, les besoins en renseignement d'un nombre de pays englobent désormais les nouvelles technologies de la communication, l'informatique, la génétique, l'aviation, les lasers, l'optique, l'électronique et bien d'autres domaines. En conséquence, les services de renseignement ciblent les entreprises commerciales bien davantage que par le passé.
Le RU est une cible de haute priorité pour l'espionnage et un certain nombre de pays recherchent activement les informations et la documentation en provenance du RU pour faire progresser leurs propres programmes militaires, technologiques, politiques et économiques.
Nous estimons qu'une vingtaine de services de renseignement étrangers au moins opèrent, dans une certaine mesure, contre les intérêts du RU. Les plus préoccupants sont les Russes et les Chinois. Le nombre d'officiers du renseignement russes en poste à Londres n'a pas diminué depuis l'époque soviétique.
La menace contre les intérêts britanniques ne se limite pas au RU en soi. C'est dans son propre pays qu'un service de renseignement étranger opère le mieux, et il est donc fort possible que certains trouvent plus facile de cibler les intérêts du RU dans leur pays où ils sont davantage maîtres de l'environnement et où nous risquons de ne pas être aussi vigilants.